Pétra, une véritable merveille!


Pétra

Je ne suis pas le seul à le dire, puisque la cité de Pétra fait partie des sept nouvelles merveilles du monde*. ( voir note en bas de page)

Sans conteste le plus beau joyau de Jordanie (mon humble avis), la cité impressionne tant par sa beauté que par sa riche histoire.

Imaginez; une cité entière taillée à même le roc! La plupart des habitations littéralement creusées dans la roche puis enjolivées de multiples façades monumentales, elles aussi sculptées dans la parois.

Son histoire:

Construite dans l’Antiquité par les Édomites, elle sera occupée tour à tour par les Nabatéens, les Romains et l’empire Byzantin, avant d’être finalement conquise par les Arabes.  À son apogée, elle faisait plusieurs dizaines de kilomètres carré et sa population comptait plus de 25 000 habitants (peut-être même jusqu’à 40 000 selon certaines estimations).

Elle tomba finalement dans l’oubli (assez incroyable)…mais pas tout à fait…

Comme dans un scénario de film, les Bédouins, qui occupaient alors la région, connaissaient son emplacement mais en gardaient jalousement le secret, ne révélant son existence à personne.

Il fallu la venue d’un explorateur suisse, si bien formé aux us et coutumes du monde arabe, pour infiltrer les populations locales et finalement redécouvrir la cité perdue.

Notre passage:

Harrison-Ford-Sean-Connory

Comme bien des jeunes de ma génération, j’ai découvert Pétra à travers les aventures d’Indiana Jones ( voir La dernière croisade). Vous savez, c’est finalement là que Dr Jones trouva le saint Graal. On le voit traverser un canyon et déboucher sur une immense porte sculptée à même le roc.

Pétra

Le Trésor

 

 

Ce monument, désormais célèbre, est appelé « Le Trésor ». Et pour cause!

Dès que j’appris que ce lieu existait vraiment, il trouva une place choix dans la liste des incontournables où je devais mettre les pieds avant de mourir.

C’est donc sous le chaud soleil de la Jordanie que Raphaëlle et moi avons entrepris la longue marche menant à cette citée cachée. La route pour s’y rendre passe effectivement par un profond canyon.

Avant d’y entrer, bien avant « LeTrésor », nous furent surpris de réaliser que l’on pouvait déjà apercevoir des traces d’habitations creusées à même la montagne. Descendant une douce pente, où les roches sur le bas côté grossissent peu à peu, nous nous retrouvâmes rapidement au pied du canyon.

Étant dans la basse saison du tourisme, additionnée à la période du Ramadan, nous ne croisâmes que peu de gens. On y trouva cependant quelques Bédouins qui offraient, moyennant contribution, de vous mener à la cité à cheval, en calèche ou à dos de dromadaire. Rudes rabatteurs, ils nous ont abandonné à notre sort – non sans pester – dès qu’ils comprirent qu’ils ne feraient pas un sou avec nous!

Une mince route de terre battue nous fît entrer littéralement au coeur des rochers et son sillon nous guida aisément vers notre but. Le canyon s’avère d’une rare beauté pour un escarpement rocheux. En effet, des dizaines de couleur terreuses et rougeâtres s’entrecroisent pour former de fabuleux murs de pierres qui n’en finissent plus de grimper vers le ciel.

Chacun de nos pas nous cintrant de plus en plus entre les parois, on ne pouvait qu’apprécier leur présence vu l’ombre apaisante qu’ils vous offrent inévitablement. S’ajoute aussi l’air frais soufflé par une douce brise venue du fond de la crevasse. Cette fraîcheur est, croyez moi, plus que bienvenue; elle est presque salutaire!

Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls à profiter de cette petite cachette. De nombreuses fleurs de laurier embaument la route et trouvent leur niche au travers des falaises qui nous entourent. Leur surprenante présence au coeur d’un désert Jordanien, chaud et aride, nous semblait presque narguante. Comme si la vie voulait joliment prouver sa force dans cet environnement plutôt hostile.

Notre longue marche était parfois entrecoupée de caravane de dromadaires, menée par des enfants Bédouins qui ramenaient les visiteurs épuisés à leur point de départ.

Pétra

À d’autres moment, la tranquillité était cette fois perturbée par des montures ou des calèches qui semblaient sortir de nulle part. Ils fonçaient vers nous à vive allure, pressés par le cri des cochers et le claquement de leurs cravaches. C’est à toute vitesse que les chevaux négociaient les courbes du canyon pour frôler, parfois dangereusement, les touristes que nous étions sur leur chemin. Ils paraissaient évident que les pauvres bêtes connaissaient par coeur leur trajet maintes fois répétés.

Heureusement, le calme revenait rapidement, ne laissant de leur passage qu’un nuage de poussière et l’écho des sabots qui retentissait au loin.

Le passage s’accompagna de sentiments mélangés; cette envie de découvrir la porte au prochain tournant et ce désir inavoué que le périple dans cet endroit unique s’étire encore un peu plus.

Le gamin en moi ouvrait alors la marche.  Curieux et guettant au travers de la brèche dressée entre les falaises, j’espérais secrètement voir se dessiner « Le Trésor » à tout moment.

Les derniers mètres nous ont été offert en silence, dans une excitation presque palpable. Les bédouins sur place nous ont alors expliqué que nous avions été très chanceux de franchir le dernier passage en solitaire. N’eut été de la chaleur et de cette période morte, il eût été impossible de s’y retrouver ainsi seuls.

Comme quoi on mène une bonne vie! Vivre l’apparition du « Trésor » est véritablement un moment unique. (pour voir le vidéo, cliquez ici)

Après « Le Trésor », une nouvelle randonnée nous permît de découvrir la cité (et de retrouver l’écrasant soleil Jordanien pendant plusieurs heures…).

Nous avons donc escaladé de multiples sentiers au travers d’impressionnantes ruines. Nombreuses étaient juchées à des dizaines de mètres de hauteur et les rejoindre ne fût pas de tout repos.

Nous nous amusâmes à se pointer le nez au milieu des grottes, des alvéoles et autres cavités rocailleuses en se demandant comment devait être la vie de ses habitants de l’époque.

La visite de Pétra fût pour nous pleinement satisfaisante et certainement mémorable. D’ailleurs, nos mollets endoloris nous l’on « subtilement » remémoré le lendemain (et encore plusieurs jours après …).

Pétra

Disons que c’était un bon « work out » de départ pour le reste de notre voyage.

Miguel

*****

(note en bas de page)

*En effet, en 2007, une nouvelle liste des sept merveilles du monde avait été dressée à l’initiative de l’auteur français Bernard Werber.

Des sept merveilles du monde antique (ça, c’est celles dont on nous parlait à la petite école), il ne reste que la grande Pyramide de Khéops. L’idée était donc de réinventer la liste avec des joyaux toujours existants comme, entre autres, le Machu Picchu (Pérou) ou le Taj Mahal (Inde).

À ne pas confondre avec les sept merveilles du monde moderne, qui sont, elles, des oeuvres de génie civils comme l’Empire Stade Building ou le tunnel sous la Manche.

 

Catégories :Jordanie

2 comments

  1. Merci de nous partager ce beau moment…extraordinaire…

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  2. C’est fantastique de voyager avec vos yeux et vos commentaires toujours si pertinents , j’adore vous suivre dans vos déplacements et vous voir en photos…

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